Lost in Cannes. A French Crime Story. Sort of.

Last year, I bothered some of my most persevering readers with something I called a French crime story.

Now that I know how bad it was, I decided to punish publish it once more.

But this time it has been corrected by my cool French teacher Barbara and my cool chick Jana over at Mezzopisano.

Barbara, Jana, merci beaucoup. All the remaining mistakes are mine, obviously.

Also, should any of you risk decide to read it, keep in mind it was written by someone whose French would be classified as A1 within the Common European Framework of Reference for Languages … Yes, that’s the lowest level.

Here we go then:


1

M. Besson : Bonjour, Madame Suvon, prenez place, s’il-vous-plaît.

Mme. Suvon : Merci beaucoup, Monsieur …

M. Besson : Besson. Commissaire Besson. Donc, Madame Suvon, permettez-moi de vous poser quelques questions.

Mme. Suvon : Oui, naturellement.

M. Besson : Alors, Madame Suvon, vous avez été à Cannes samedi, c’est ça ?

Mme. Suvon : Oui, c’est ça. J’ai fait une excursion à Cannes.

M. Besson : Et qu’est-ce que vous avez fait samedi soir à Cannes ? À vingt heures ?

Mme. Suvon : À vingt heures … J’ai mangé quelque chose à dix-neuf heures vingt dans l’hôtel, dans le restaurant. À vingt heures j’ai pris un livre, je suis allée au jardin près de l’hôtel. Là, j’ai trouvé un banc et j’ai lu mon livre, sur le banc.

M. Besson : Vous avez lu votre livre sur un banc près de l’hôtel, vous n’êtes pas restée dans votre chambre d’hôtel – pourquoi ?

Mme. Suvon : Le soir a été calme et chaud … Il y a bien des fleurs à Cannes, n’est-ce pas, et l’air a senti bon … La musique dans un petit café … Et aussi, le couple d’à-côté s’est disputé à haute voix.

M. Besson : Bon, mais … est-ce que vous avez vu des personnes étranges ce soir ?

Mme. Suvon : Oui, c’est ça. Il y a une grande maison à côté de mon hôtel et j’ai vu deux hommes devant la maison …

M. Besson : À quelle heure, s’il-vous-plaît ?

Mme. Suvon : À … vingt heures quarante, je crois … Oui, vingt heures quarante : j’ai regardé l’heure. Je n’ai pas voulu lire trop longtemps.

M. Besson : Bon. Et pourquoi ces personnes ont-elles été étranges ?

Mme. Suvon : C’étaient deux hommes. Un homme a porté un grand bouquet de fleurs et l’autre homme a porté des lunettes de soleil.

M. Besson : Lunettes de soleil ? Le soir ?

Mme. Suvon : Oui, il a porté des lunettes de soleil. Et l’autre homme a porté un grand bouquet de roses rouges. Ils ont sonné à la porte et ils sont entrés.

M. Besson : Et quand sont-ils retournés ?

Mme. Suvon : Bientôt. Après environ cinq minutes.

M. Besson : Est-ce que ils ont changé ?

Mme. Suvon : Oui, c’est ça. Le bouquet a été là, mais les lunettes de soleil ont manqué. L’homme sans les lunettes a été très fatigué.

M. Besson : Et ensuite ?

Mme. Suvon : Ensuite, ils sont partis. Ils n’ont rien dit. Ils ont été tristes.

M. Besson : Tristes ? Mais … Alors, et ensuite ?

Mme. Suvon : Je suis allée dans ma chambre et j’ai bu un verre de vin. La musique a été encore là et le soir a été miraculeux. Mais, pourquoi avez-vous posé ces questions ?

M. Besson : Alors … les deux sont très dangereux !

Mme. Suvon : Oh.

2

Mme. Boulange : Bonjour, Madame Suvon. Je suis Henriette Boulange, je suis collègue du Commissaire Besson.

Mme. Suvon : Enchantée.

Mme. Boulange : Bon, j’ai quelques questions, aussi, mais ce n’est pas dure longtemps.

Mme. Suvon : Bien. Mais : j’ai déjà relaté tout à Monsieur Besson.

Mme. Boulange : Je sais, je sais. Alors : Je sais, je sais. Alors : vous avez été à Cannes le samedi, 19 juin. Vous avez logé à l’hôtel à côté de la grande maison surveillée et le soir, vous avez lu un livre dans le jardin près de l’hôtel. Vous avez vu nos deux suspects dangereux.

Mme. Suvon: C’est ça. Mais … Pourquoi ” la maison  surveillée ” ?  Qui a observé la maison ?

Mme. Boulange : Commisaire Besson, naturellement !

Mme. Suvon : Oh … Naturellement.

Mme. Boulange : Bon, Madame Suvon. Est-ce que vous avez vu une jeune femme, qui a regardé par la fenêtre ?

Mme. Suvon : Quelle fenêtre ?

Mme. Boulange : Une fenêtre de la maison  surveillée, naturellement.

Mme. Suvon : Oui, j’ai vu une femme, qui a regardé par la fenêtre.

Mme. Boulange : Bon. Merci. C’est tout ?

Mme. Suvon : Non. J’ai conversé avec lui.

Mme. Boulange : Conversé … Alors, vous connaissez cette femme, c’est ça ?

Mme. Suvon : Oui … Non … J’ai voulu dire : un peu.

Mme. Boulange : Vous pouvez expliquer, s’il vous plaît ?

Mme. Suvon : J’ai fait sa connaissance samedi, dans le train pour Cannes.

Mme. Boulange : Et qu’est-ce que vous avez discuté dans le train ? Qu’est-ce que elle a dit ?

Mme. Suvon : Elle a été à Dijon et a voyagé à Cannes.

Mme. Boulange : Pourquoi ?

Mme. Suvon : Je ne sais pas. Je n’ai pas demandé. Notre conversation s’est terminée en deux minutes.

Mme. Boulange : Ah. Et à Cannes : vous avez vu quelque chose d’intéressant ? Quand elle a regardé par la fenêtre et vous avez conversé avec lui ?

Mme. Suvon : Oui. Elle a tenu des lunettes de soleil à la main.

Mme. Boulange : Ah. Les mêmes-

Mme. Suvon : Je ne sais pas ! Je n’ai pas très bien vu. Je suis restée sur ma banc au cours de notre conversation.

Mme. Boulange : Et qu’est-ce que vous avez discuté?

Mme. Suvon : Rien. Le temps, la musique … Rien. Nous avons eu cette conversation seulement par courtoisie.

Mme. Boulange : Courtoisie … Bon, Madame Suvon. C’est tout. Merci beaucoup pour votre serviabilité.

Mme. Suvon : Je vous en prie. Au revoir.

Mme. Boulange : Au revoir.

3

Mme. Boulange : Bonjour, Monsieur Hérisson. Je suis Henriette Boulange, Commissaire Boulange. J’ai quelques questions pour vous.

M. Hérisson : Bonjour.

Mme. Boulange : Alors … Vous êtes concierge à la Rue Buttura 17 à Cannes, c’est ça ?

M. Hérisson : Oui.

Mme. Boulange : Et qu’est-ce que vous avez fait samedi soir, à vingt heures ?

Mr. Hérisson : Je suis allé à la maison. J’ai mangé mon dîner. J’ai regardé la télévision, le foot. C’est tout.

Mme. Boulange : Vous habitez aussi 17, Rue Buttura, c’est ça ?

Mr. Hérisson : Oui.

Mme. Boulange : Est-ce que vous êtes sorti, après vingt heures ?

Mr. Hérisson : Non.

Mme. Boulange : Et votre famille ?

Mr. Hérisson : Ma femme a lu un livre. Ma fille vit à Paris.

Mme. Boulange : Bon. Merci beaucoup, Monsieur Hérisson.

Mr. Hérisson : Au revoir.

4

Mr. Besson : Bonjour, Monsieur Hérisson. Je suis Commissaire Besson. Ça va ?

M. Hérisson : Bonjour.

Mr. Besson : Monsieur Hérisson : est-ce que vous êtes sorti samedi après vingt heures ?

M. Hérisson : Non.

Mr. Besson : Mais, Monsieur Hérisson : je vous ai vu fumer dehors samedi soir.

M. Hérisson : Pour de vrai ?

Mr. Besson : Oui, Monsieur Hérisson. Vous êtes resté devant la maison  et vous avez fumé. C’est ça ?

M. Hérisson : C’est possible. Je ne peux pas fumer à la maison. Ma femme …

Mr. Besson : Oh, oui, Monsieur Hérisson, les femmes … Mais, est-ce que vous avez vu quelque chose d’intéressant dehors ?

M. Hérisson : Non.

Mr. Besson : Pas de personne ?

M. Hérisson : Non.

Mr. Besson : Bon, Monsieur Hérisson, c’est tout. Bonne journée !

M. Hérisson : Au revoir.

5

Mme. Boulange : Bonjour, Monsieur Uz Ho. Je suis commissaire Boulange.

Mr. Uz Ho : Bonjoul, Madame.

Mme. Boulange : Monsieur Uz Ho … vous êtes Chinois ?

Mr. Uz Ho : Oui. Moi Chinois.

Mme. Boulange : Et vous travaillez à Cannolive, 16 Rue Venizelos

Mr. Uz Ho : Oui. Je vendeul poul légumes, fluits et confiselie chinoise. Devant Cannolive.

Mme. Boulange : Bon. Est-ce que vous avez travaillé samedi ?

Mr. Uz Ho : Samedi je tlavaillé, oui.

Mme. Boulange : Et est-ce que vous avez vu quelques personnes en face de votre étal ? Samedi soir, vingt heures ?

Mr. Uz Ho : Pelsonnes … No. Je tlavaillé dix-neuf heules, démonté mon étal et allé à la maison.

Mme. Boulange : Dix-neuf heures … Bon. Merci beaucoup, Monsieur Uz Ho. Au revoir.

Mr. Uz Ho : Melci. Au levoil.

6

Mr. Besson : Bonjour, Monsieur Uz Ho. Je suis commissaire Besson.

Mr. Uz Ho : Bonjoul, commissaile.

Mme. Boulange : Monsieur Uz Ho … vous êtes Vietnamien ?

Mr. Uz Ho : Viet… No, monsieul. Moi Chinois.

Mme. Boulange : Bon. Et vous êtes allé à la maison à dix-neuf heures, samedi après le travail ?

Mr. Uz Ho : Je vais à la maison dix-neuf heules tous le jouls.

Mme. Boulange : Bon. Parce que je vous ai vu samedi vingt heures, devant la Cannolive …

Mr. Uz Ho : Possible, oui.

Mme. Boulange : Qu’est-ce que vous avez fait là ? Le samedi soir, vingt heures, après le travail ?

Mr. Uz Ho : Je ne sais … O, oui! Fait des coulses : liz, poulet, soja, miel. Poul dînel, je fail la cuisine.

Mme. Boulange : Vous avez fait des courses samedi soir … Bon. C’est tout. Merci, Monsieur Uz Cho. Au revoir.

Mr. Uz Ho : Monsieul Uz Ho. Au levoil, commissaile.

7

Commissaire Besson : Bon : qu’est-ce que tu penses ?

Commissaire Boulange : Je ne sais pas … La situation est très étrange.

Commissaire Besson : Oui, c’est ça … Monsieur Grenelle dit que tous les diamants sont encore là …

Commissaire Boulange : Oui. Mais les deux bandits ont été là. Et notre Monsieul Chinois a nié que il est Vietnamien …

Commissaire Besson : Oui. J’ai été sûr que ce message chiffré a été de la mafia vietnamienne …

Commissaire Boulange : Je sais. Mais maintenant, nous devons boucler la boucle …

Commissaire Besson : Oui. Tu veux manger quelque chose ? Il y a un restaurant asiatique dans le Cannolive …

Commissaire. Boulange : C’est une idée géniale !

8

Mr. Uz Ho : Bonsoir, chère Madame Suvon. Comment allez-vous ?

Madame Suvon : Bonsoir, Monsieur Uz Ho. Je suis heureuse de vous revoir. Merci beaucoup, je suis bien. Et vous ?

Mr. Uz Ho : Bien, merci, Madame. Voudriez-vous un verre de champagne ?

Madame Suvon : Volontiers, merci. À propos : je vous ai envoyé le livre, vendredi.

Mr. Uz Ho : Aa, bien.🙂 Je vous souhaite beaucoup de plaisir à la soirée.

Madame Suvon : Merci beaucoup.

Mr Uz Ho : Bonsoir, Monsieur Hérisson. Je suis ravi que vous pouvez venir à ma soirée modeste.  Comment allez-vous ? Et votre fille ?

Mr. Hérisson : Bien, merci.  Ma fille est de nouveau à Paris. Elle vous renvoie ces lunettes de soleil. Voilà !

Mr Uz Ho : Merci beaucoup, Monsieur Hérisson. Je vous dois combien pour le strass ? Nos deux amis ont eu du succès samedi, non_?

Mr. Hérisson : Oui. Tout s’est déroulé selon le plan et j’ai déjà reçu ma récompense et ma paye, merci beaucoup.

Mr. Uz Ho : Bon, Monsieur Hérisson. Un plaisir de faire des affaires avec vous.  Je vous souhaite une bonne soirée !

Mr. Hérisson : Merci beaucoup.

FIN



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